L’ART-THÉRAPIE ET LA GERONTOLOGIE

Marie Hauguel

Cette année, la LPAT (Ligue professionnelle d’art-thérapie) se penche sur le thème de la Gérontologie.  La conférence se déroulera en octobre 2019.

Afin d’élaborer ce travail, nous échangeons sur nos recherches en mettant en corrélation cas cliniques et théorie analytique.
Ces réunions sont réalisées tous les deux mois et nécessitent un travail de recherche assidus.

Nous vous invitons, si vous le souhaitez, à vous référer aux articles ci-dessous, faisant l’objet de nos recherches de cette année.

  • La vieillesse en analyse de Charlotte HERFRAY

La psychanalyse, en tant que théorie du désir, n’a pas fini de nous renseigner sur la force silencieuse des ravages psychiques d’un temps où le “désir indestructible” se heurte à un grand déficit des moyens fournis par le corps.

L’auteur décrit et questionne le rapport du sujet âgé aux pertes, aux modifications, voire aux dérèglements, qui affectent les êtres lors de leur dernière étape, expérience difficile que chacun parcourt seul avec les ressources que lui offre son esprit. Dans un langage accessible qui ne cède en rien à la rigueur nécessaire, l’auteur s’adresse au plus grand nombre : plus que jamais en ces temps où la mémoire se perd, le rapport à la vieillesse doit être remis en question.

La vieillesse n’est pas une maladie mais un temps de la vie, comme le souligne le professeur Lucien Israël dans la préface qu’il écrivit en 1988 pour la première édition du présent ouvrage. A cette époque, mais aujourd’hui encore, l’approche que l’auteur a choisis n’est pas courante, car si la théorie psychanalytique était une référence habituelle pour éclairer l’enfance, elle ne l’est pas encore pour saisir la détresse souvent muette des vieillards.

Charlotte HERFRAY, psychanalyste, docteur en psychologie et en sciences de l’éducation, a été enseignante-chercheur à l’université Louis-Pasteur de Strasbourg.

  • Le crépuscule de la raison, Jean Maisondieu

La maladie d’Alzheimer entraîne des troubles cognitifs évoluant spontanément vers l’aggravation pour aboutir à la dépendance et on ne sait toujours pas la traiter malgré d’innombrables recherches.

Pourquoi cet échec ? Parce que les troubles qu’on lui attribue ne résultent pas exclusivement d’atteintes organiques cérébrales comme l’affirme la doxa. Certains relèvent directement de l’âgisme lié à la peur ancestrale de la mort : la jeunesse c’est la vie, elle est adulée; la vieillesse, c’est la mort, elle est honnie. Pour ignorer cette discrimination et son rapport avec l’évidence angoissante de leur mortalité, nombre de personnes âgées mettent leurs cognitions en berne. On évoque alors l’Alzheimer, mais pas cette aliénation, toujours présente et qui, elle, est potentiellement réversible. Il est urgent d’en tenir compte.
Cet ouvrage témoigne de la pertinence de cette approche porteuse d’espoir.

Jean Maisondieu, psychiatre honoraire des hôpitaux et essayiste a notamment publié aux éditions Bayard, L’idole et l’abject, Liberté, égalité… psychiatrie, Les alcooléens et La fabrique des exclus.

 

Documents complémentaires aux recherches :  

  • Le pari du sujet de la démence : 

https://www.cairn.info/revue-cliniques-mediterraneennes-2003-1-page-33.htm

 

  • Des professionnels témoignent

https://www.cairn.info/revue-cliniques-mediterraneennes-2003-1-page-33.htm

  • Les évadés du réel

vimeo.com/78416179

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